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Sécurité sur l'Etna : qui peut monter et quand on part
Par Edy · Mis à jour en · 19 min de lecture
Le quad en forêt se fait dès 6 ans, le trekking à 3 000 m et les cratères à 3 400 m dès 8 ans, si la condition physique le permet. Les excursions en altitude ne conviennent pas aux personnes ayant des problèmes cardiaques ou respiratoires. Si l'on monte, et jusqu'où, ce sont les conditions du jour qui le décident, sur place : la météo et l'activité volcanique.
Le quad est-il sûr ? Peut-on se renverser ? Le trekking est-il difficile ? Puis-je monter si j'ai de l'asthme ? Ce sont les questions qu'on me pose le plus souvent avant de se décider, et il est normal de se les poser. Dans ce guide, je vous réponds en toute sincérité : qui peut faire chaque excursion, comment on ressent l'altitude, pourquoi la météo et le volcan s'évaluent le jour même et ce que vous pouvez faire, concrètement, pour vivre la journée en toute tranquillité. Pas pour vous faire peur, mais parce que sur l'Etna, on est bien quand on sait à quoi s'attendre.
Qui peut faire chaque excursion
Depuis le Piazzale Funivia d'Etna Sud, à environ 1 900 m, partent trois excursions très différentes. L'altitude change, l'effort aussi, et donc également les personnes qui peuvent les faire. Voici le tableau d'ensemble ; ensuite, on entre dans les détails.
| Excursion | Où l'on va | Âge | Période | Problèmes cardiaques ou respiratoires |
|---|---|---|---|---|
| Quad | Bois du versant sud | Dès 6 ans | Toute l'année | À évaluer ensemble avant de réserver |
| Trekking | À pied jusqu'à 3 000 m | Dès 8 ans | Toute l'année | Ne convient pas |
| Cratères sommitaux | À pied jusqu'à 3 400 m | Dès 8 ans | En général juin–août | Ne convient pas |
Pour les trois, c'est la même chose : l'âge est un point de départ, pas un feu vert automatique. La condition physique de chacun compte aussi, tout comme les conditions du jour.
Quad en forêt
Le quad est l'excursion la plus simple à aborder. Il dure de 1 h 30 à 2 h, se fait toute l'année et reste dans les bois du versant sud : il ne monte pas vers le sommet, car pour les 3 000 et 3 400 m, on y va à pied. On peut le faire dès 6 ans, si la forme physique et les conditions de sécurité le permettent, et il n'est pas nécessaire d'avoir de l'expérience de conduite : avant de partir, vous recevez toutes les indications. Les détails pratiques sont sur la page du quad en forêt.
Trekking à 3 000 m
Le trekking se fait à pied, sur les sentiers de cendre, jusqu'à 3 000 m. Il est possible toute l'année, dès 8 ans, et le groupe peut compter jusqu'à 20–30 personnes. C'est une excursion qui demande des jambes et du souffle : sa difficulté dépend de votre entraînement et des conditions du jour, car avec de la neige ou du vent, la même montée n'a plus rien à voir. Jusqu'où l'on va, cela se décide le jour même. Tout le reste est sur la page du trekking à 3 000 m.
Cratères sommitaux à 3 400 m
C'est l'excursion la plus haute et celle qui dépend le plus des conditions. Elle se fait en général de juin à août, sauf exception, dès 8 ans et en petits groupes de 10–12 personnes. On monte jusqu'au bord des cratères sommitaux : à l'altitude s'ajoute donc la proximité d'un volcan actif, et c'est là que la météo et l'activité volcanique pèsent le plus. Tous les détails sont sur la page des cratères sommitaux.
Problèmes cardiaques ou respiratoires
Là-dessus, je suis clair dès le premier message : le trekking et les cratères ne conviennent pas aux personnes ayant des problèmes cardiaques ou respiratoires, comme l'asthme. Nous ne les faisons pas monter en altitude, pour leur sécurité. Ce n'est pas un manque de confiance envers vous. Pensez à ce qu'il y a là-haut : un air plus raréfié, l'effort de la montée, le froid et, près des cratères, des gaz qui irritent les voies respiratoires. Mis bout à bout, ce sont des conditions qui ne conviennent pas à quelqu'un qui a déjà un problème au cœur ou aux poumons.
Si c'est votre cas, cela ne veut pas dire renoncer à l'Etna. Le quad en forêt, qui ne va pas vers le sommet, est l'alternative à envisager ensemble : écrivez-moi avant de réserver et on en parle. Pour l'aspect médical, en revanche, la bonne personne, c'est votre médecin : c'est lui qui peut vous dire ce que vous pouvez faire ou non.
Âge, entraînement et autres doutes
Au-delà de 65 ans, on en parle avant, selon la condition physique. Ce n'est pas une question de chiffres : certains marchent d'un pas sûr à 70 ans, d'autres peinent au bout de dix minutes de montée à 40. Dites-moi comment vous allez et combien vous marchez d'habitude, et je vous conseille honnêtement.
Il en va de même pour tout ce qui vous fait hésiter : une blessure récente, un problème de dos ou de genoux, une grossesse, un traitement en cours. Je n'ai pas besoin de connaître les détails : il me suffit que vous me le disiez avant, pour qu'on choisisse ensemble l'excursion la plus adaptée. Pour tout ce qui concerne la santé, la référence reste votre médecin.
Si vous voyagez avec des enfants ou des adolescents, j'ai écrit un guide à part sur l'Etna avec des enfants, avec les âges, des conseils et ce qu'il faut préparer.
L'altitude : comment on la ressent
Le Piazzale est à environ 1 900 m, le trekking monte à 3 000 m et les cratères à 3 400 m. Ce sont des altitudes que beaucoup de gens ne fréquentent jamais, et le corps s'en rend compte. Rien de dramatique, mais mieux vaut savoir à quoi s'attendre : vous ne vous inquiéterez pas pour des choses normales et vous reconnaîtrez celles qui ne le sont pas.
Le souffle
En montant, l'air se raréfie : le pourcentage d'oxygène reste le même, mais la pression baisse, et à chaque respiration, il en entre moins. Concrètement, on s'essouffle plus tôt que d'habitude et le pas raccourcit. C'est pour cela qu'en altitude, on marche tranquillement, au rythme du groupe : il n'y a aucune course à gagner.
Le vrai mal des montagnes apparaît en général à partir de 2 400 m environ. Les troubles les plus courants sont le mal de tête, la nausée, les étourdissements et une fatigue inhabituelle. Cela n'arrive pas à tout le monde, et cela ne dépend pas de l'entraînement : même une personne en excellente forme peut le ressentir. Si cela vous arrive, une seule chose compte : dites-le tout de suite.
Le froid
En moyenne, la température baisse d'environ 6,5 °C tous les 1 000 m d'altitude. Du Piazzale à 3 000 m, c'est environ 7 degrés de moins, et une dizaine jusqu'aux 3 400 m des cratères. Ajoutez le vent, qui ne rencontre aucun obstacle au-dessus de la limite des arbres, et vous comprendrez pourquoi, même en août, il faut une veste là-haut.
Le froid n'est pas qu'une question de confort. Quand on a froid, on se fatigue plus vite, on bouge moins bien et on a plus de mal à profiter de la journée. S'habiller en couches superposées, et ajouter ou enlever une couche au bon moment, fait partie de la sécurité au même titre que les chaussures.
Le soleil
Avec l'air frais, on ne s'en rend pas toujours compte, mais en altitude, le soleil brûle davantage. Les UV augmentent de 10–12 % tous les 1 000 m d'altitude, et la neige en réfléchit environ 80 %. Crème solaire, lunettes de soleil et chapeau sont utiles en été, et en hiver aussi, surtout s'il y a de la neige.
Météo et vent en altitude
La météo est l'un des deux facteurs qui décident de la journée, avec le volcan. Sur l'Etna, elle change vite, et ce que vous voyez depuis la plage ne dit pas grand-chose de ce que vous trouverez à 3 000 m.
Le vent
Le vent, c'est ce qui surprend le plus ceux qui montent pour la première fois. Au-dessus de la limite des arbres, il n'y a pas d'abri : avec de fortes rafales, on marche mal, le froid augmente et le programme de la journée peut changer. Le vent compte aussi pour le volcan, car c'est lui qui décide de quel côté partent les gaz et les cendres.
Nuages, brouillard et orages
Sur l'Etna, les nuages se forment et se déplacent vite. Dans le brouillard, la visibilité baisse, on perd plus facilement ses repères et le froid se fait davantage sentir : c'est aussi pour cela qu'en altitude, on reste toujours près du groupe. En été, surtout l'après-midi, des orages peuvent se former. Dans une zone ouverte, sans abri, un orage, on l'évite : s'il est prévu, on décale l'horaire ou on renonce.
Pourquoi on regarde la météo au dernier moment
Les prévisions sont la seule source fiable, mais les plus utiles sont celles de la veille et du matin même. C'est pour cela que je ne peux pas vous dire une semaine à l'avance si votre journée se passera bien. Si vous m'écrivez la veille, je vous dis quel temps est prévu en altitude. Pour les saisons, les mois et la neige, il y a le guide quand aller sur l'Etna.
L'activité volcanique
L'Etna est un volcan actif, et cela se voit : un panache s'élève souvent des cratères, et il y a périodiquement des phases d'activité plus intense. Ce n'est pas une raison d'avoir peur. C'est la raison pour laquelle personne ne peut programmer avec certitude une montée en altitude.
Pourquoi on décide le jour même
Le volcan est surveillé jour et nuit par l'Observatoire de l'Etna de l'INGV, qui publie des communiqués et des bulletins hebdomadaires sur son activité. Ce sont des informations précieuses, mais elles décrivent ce qui se passe, pas ce qui se passera la semaine prochaine. L'activité peut changer d'un jour à l'autre, parfois en quelques heures.
C'est pour cela qu'on évalue sur place, le matin même, si l'on monte et jusqu'où, en regardant à la fois la météo et le volcan. Sur un volcan actif, c'est la seule façon sérieuse de faire les choses.
Les distances ne sont pas fixes
Vous vous demandez sans doute jusqu'où on s'approche des cratères. La réponse honnête : ça dépend. Il n'existe pas de distance valable une fois pour toutes. Cela dépend de ce que fait le volcan ce jour-là et du vent, qui pousse les gaz et les cendres d'un côté ou de l'autre. Un jour, on arrive au bord des cratères ; un autre, on s'arrête avant ; un autre encore, on ne monte pas en altitude. Quand l'activité est intense, on se tient à l'écart, et le spectacle se regarde de loin.
Les gaz près des cratères
En plus du panache qui sort des cratères, à certains endroits, le gaz sort aussi du sol, dans les fumerolles. Les gaz volcaniques sont surtout de la vapeur d'eau, du dioxyde de carbone et des composés soufrés, comme le dioxyde de soufre : c'est de là que vient l'odeur piquante que l'on sent parfois en altitude. Les gaz des fumerolles sont toxiques et fortement irritants pour les voies respiratoires, et ils peuvent être très chauds.
Concrètement, près des cratères :
- on ne s'approche pas des fumerolles par curiosité ou pour une photo ;
- on reste sur la trace que suit le groupe ;
- si le vent pousse le gaz vers vous et que vous sentez la gorge ou les yeux qui piquent, dites-le tout de suite : on se déplace ;
- on suit les indications sur l'endroit où s'arrêter, car avec le vent, la situation change même au cours d'une même excursion.
La lave ne se programme pas

Une éruption vue de loin, avec les arbres au premier plan. Ce genre de moment ne s'annonce pas et ne se réserve pas : quand le volcan est dans cette phase, on se tient à distance et on ne monte pas en altitude.
On voit rarement la lave, et seulement quand les conditions de sécurité le permettent. Je ne peux pas vous la promettre, et méfiez-vous de ceux qui vous la garantissent.
L'équipement de sécurité
La partie la plus importante de l'équipement, c'est nous qui vous la fournissons, et elle change selon l'excursion. Voici ce qu'il y a, à quoi ça sert et ce qui reste à votre charge.
Trekking et cratères
Pour le trekking à 3 000 m et pour les cratères sommitaux, le casque, les chaussures de randonnée, les chaussettes, les bâtons et un petit sac à dos sont inclus.
- Casque : portez-le comme on vous l'indique et gardez-le attaché.
- Chaussures de randonnée : sur la cendre et les pierres de lave, elles tiennent le pied bien mieux que des baskets, surtout à la descente.
- Chaussettes : avec les bonnes chaussures, elles aident à éviter les ampoules et les frottements.
- Bâtons : ils donnent de l'équilibre sur la cendre, à la montée et surtout à la descente, et soulagent les genoux.
- Petit sac à dos : pour l'eau et la couche en plus, afin de garder les mains libres pour les bâtons.
Le billet du téléphérique n'est pas inclus ; pour les cratères sommitaux, le déjeuner non plus.

Le casque, les bâtons et le petit sac à dos font partie de l'équipement que nous vous fournissons pour le trekking et les cratères. Regardez aussi la veste et la capuche : même sous un ciel bleu, en altitude, on se couvre.
Quad
Pour le quad, le casque, le sous-casque hygiénique, le coupe-vent et les gants sont inclus. L'essence aussi est comprise. Le coupe-vent et les gants vous protègent de l'air frais et de la poussière volcanique.
Ce que vous apportez
- Un pantalon long, toujours : pour le quad et pour les cratères, il est de toute façon nécessaire.
- Des chaussures fermées pour le quad.
- Des vêtements à superposer : un haut léger, une couche chaude et une veste qui protège du vent.
- De l'eau, même s'il fait frais.
- Crème solaire, lunettes de soleil et chapeau.
- En hiver : un bonnet, des gants pour le trekking et une veste imperméable.
- Vos médicaments habituels, si vous en prenez.
Vous trouverez tout en détail, saison par saison, dans le guide que prendre pour l'Etna.
Comment se comporter sur le parcours
En altitude, la sécurité dépend aussi de petites choses que vous faites vous-même. Rien de compliqué, mais elles font la différence.
Suivez les indications
La personne qui accompagne le groupe connaît le parcours et observe les conditions pendant la montée. Si elle vous demande de vous arrêter, de changer de rythme ou de faire demi-tour, il y a une raison, même quand vous ne la voyez pas tout de suite : suivez l'indication et, si vous le souhaitez, demandez des explications après. N'oubliez pas non plus que seul, on ne peut monter que jusqu'à une certaine altitude : plus haut, on monte accompagné.
Restez sur le sentier
En dehors de la trace, la cendre peut cacher des pierres qui bougent, des trous ou des endroits d'où sort du gaz chaud. Rester sur le sentier, en file, vous protège, vous et le groupe, et respecte aussi le milieu du volcan. Si vous devez vous arrêter, prévenez la personne à côté de vous au lieu de rester seul en arrière. C'est valable aussi pour les photos : arrêtez-vous à un endroit sûr et ne vous éloignez pas pour un meilleur cadrage.

En file, l'un derrière l'autre, sur la trace du sentier : c'est la façon la plus simple de marcher sur la cendre et de rester tous ensemble.
Buvez et mangez
L'air frais coupe la soif, mais la fatigue se fait sentir quand même. Buvez par petites gorgées pendant le parcours, même si vous n'en ressentez pas le besoin, et prenez un vrai petit-déjeuner avant de monter. La déshydratation, d'ailleurs, peut provoquer des troubles semblables au mal des montagnes : une raison de plus de ne pas oublier l'eau. Pour les cratères sommitaux, le déjeuner n'est pas inclus : demandez-moi comment vous organiser.
Dites-le tout de suite si vous ne vous sentez pas bien
C'est le conseil le plus important de tout le guide. Si, en altitude, vous sentez que quelque chose ne va pas, dites-le tout de suite à la personne qui accompagne le groupe, sans attendre que ça passe :
- mal de tête, nausée ou vertiges ;
- un essoufflement qui ne passe pas, même à l'arrêt ;
- un froid que vous n'arrivez pas à chasser ;
- une fatigue inhabituelle, ou simplement l'impression que quelque chose ne va pas.
Il n'y a pas de honte à avoir. On s'arrête, on évalue ensemble et, si besoin, on redescend. Faire demi-tour n'est pas un échec : le volcan sera toujours là.
Le quad en toute sécurité
Les questions sur le quad sont presque toujours les mêmes : est-il sûr ? Peut-on se renverser ? Est-il facile à conduire ? La réponse honnête, c'est qu'il s'agit d'une activité sur piste en terre, qui demande de l'attention. Pas besoin d'expérience, mais il faut respecter le véhicule et les indications que vous recevez.
Avant de partir
Avant de partir, vous recevez l'équipement et toutes les indications pour le conduire en toute tranquillité. Arrivez au Piazzale un peu en avance sur l'horaire convenu : vous aurez le temps de tout enfiler et d'écouter les explications sans vous presser. Si c'est la première fois que vous montez sur un quad, dites-le : il n'y a aucun mal à ça, et c'est utile de le savoir.
Au guidon
Quelques règles de bon sens, valables pour tout le monde :
- suivez le parcours et le quad qui vous précède, sans raccourcis ;
- gardez une distance confortable avec celui qui est devant vous, notamment à cause de la poussière ;
- adaptez la vitesse au terrain : sur la piste, dans les virages et en descente, on roule doucement ;
- gardez les mains sur le guidon et évitez les manœuvres brusques ;
- si quelque chose ne vous semble pas normal, ralentissez, arrêtez-vous à un endroit sûr et signalez-le.
Ce qui fait le charme du quad en forêt, c'est le parcours, pas la vitesse.

Le casque est inclus avec le quad, tout comme le sous-casque hygiénique, le coupe-vent et les gants : on l'attache avant de partir et on le garde pendant toute la balade.
Enfants, coucher du soleil et mauvais temps
Le quad se fait dès 6 ans, si la forme physique et les conditions de sécurité le permettent : quand vous m'écrivez, indiquez-moi l'âge de chaque enfant et je vous explique comment s'organise la balade pour votre famille. On peut aussi le faire au coucher du soleil, sur demande, quand la saison le permet ; prévoyez une couche de plus, car après le coucher du soleil, la température baisse vite. En cas de forte pluie, de neige sur le parcours ou de vent, on évalue le jour même s'il est possible de partir.
Si l'on ne part pas ou si l'on monte moins haut
Ça arrive, et ça fait partie du volcan. Mieux vaut le savoir avant : ce ne sera pas une surprise et vous pourrez vous organiser.
Si les conditions ne sont pas réunies
Si la météo ou l'activité volcanique ne le permettent pas, on ne part pas. Ce jour-là, on se parle et je vous explique la situation. Ce que je ne vous conseillerai jamais, c'est de monter en altitude quand les conditions ne sont pas réunies, même si vous avez fait beaucoup de route pour venir. Comment se passe un changement de date, demandez-le-moi au moment de réserver : je vous le dis tout de suite, pour éviter les surprises.
On monte moins haut
Parfois, on part, mais on n'atteint pas l'altitude prévue : à cause du vent, des nuages, de l'activité du volcan ou simplement parce que quelqu'un dans le groupe ne se sent pas de continuer. C'est normal. Le parcours s'adapte à la journée, et jusqu'où l'on va, cela se décide en chemin, avec prudence.
Les alternatives et le jour de marge
Quand on ne monte pas en altitude, la journée n'est pas toujours perdue. Parfois, il suffit de décaler l'horaire ; parfois, mieux vaut changer de jour ; parfois, il est judicieux de choisir une autre excursion : le quad en forêt, qui ne va pas vers le sommet, est souvent la plus simple à envisager. La comparaison complète se trouve dans le guide quad ou trekking.
Si possible, ne placez pas l'excursion le dernier jour de vos vacances : un jour libre après vous donne la possibilité de réessayer au lieu de renoncer. Pour les cratères sommitaux, qui dépendent davantage des conditions, cette marge est encore plus importante.
Mon conseil
Si je devais tout résumer en quelques lignes : sur l'Etna, la sécurité commence avant de partir, avec le bon choix et un peu de sincérité.
- Dites-moi tout avant : âge, entraînement et le moindre doute sur votre santé. Si vous avez des problèmes cardiaques ou respiratoires, le trekking et les cratères ne sont pas pour vous : envisageons ensemble le quad.
- Acceptez que ce soit la journée qui décide : la météo et l'activité volcanique s'évaluent sur place, le jour même. Gardez un jour de marge.
- En altitude, écoutez les autres et écoutez-vous : suivez les indications, restez sur le sentier, buvez, et si vous ne vous sentez pas bien, dites-le tout de suite.
Cela fait, il ne vous reste plus qu'à profiter du volcan. Écrivez-moi combien vous êtes, l'âge des participants, le jour que vous avez en tête et vos éventuelles questions sur la santé ou l'entraînement : je vous dis honnêtement quelle excursion est faite pour vous et je vous envoie un devis. Vous me trouverez sur la page contact, et d'autres réponses rapides dans les questions fréquentes.
Questions fréquentes
Qui ne peut pas monter en altitude sur l'Etna ?
Les personnes ayant des problèmes cardiaques ou respiratoires, comme l'asthme : le trekking et les cratères ne leur conviennent pas, et nous ne les faisons pas monter en altitude, pour leur sécurité. Si vous avez un doute sur votre santé, écrivez-moi avant et demandez l'avis de votre médecin.
À partir de quel âge peut-on faire les excursions sur l'Etna ?
Le quad dès 6 ans, le trekking à 3 000 m et les cratères sommitaux dès 8 ans, si la forme physique et les conditions de sécurité le permettent. Au-delà de 65 ans, on en parle avant, selon la condition physique.
Le quad est-il sûr ? Peut-on se renverser ?
C'est une activité sur piste en terre, qui demande de l'attention. Pas besoin d'expérience : avant de partir, vous recevez toutes les indications et l'équipement, c'est-à-dire casque, sous-casque hygiénique, coupe-vent et gants.
Comment savoir si l'on monte en altitude ce jour-là ?
Ce sont les conditions du jour qui le disent : la météo et l'activité volcanique, évaluées sur place le matin même. Si les conditions ne sont pas réunies, on ne part pas, ou on monte moins haut.
Souffre-t-on de l'altitude sur l'Etna ?
En altitude, l'air est plus raréfié et on s'essouffle plus vite. Au-dessus de 2 400 m environ, certaines personnes peuvent avoir mal à la tête, des nausées ou une fatigue inhabituelle : si cela arrive, dites-le tout de suite à la personne qui accompagne le groupe.
Les gaz des cratères sont-ils dangereux ?
Les gaz des fumerolles irritent les voies respiratoires. C'est pour cela qu'on ne s'approche pas des fumerolles, qu'on reste sur le parcours et qu'on tient compte du vent, qui pousse le gaz d'un côté ou de l'autre.
Puis-je monter seul ?
Oui, mais seulement jusqu'à une certaine altitude. Plus haut, on monte accompagné.
Excursions liées
Sources et pour aller plus loin
- INGV – Observatoire de l'Etna (Osservatorio Etneo) : surveillance, communiqués et bulletins sur l'Etna
- INGV – La Geopagina : les fumerolles volcaniques (en italien)
- Manuel MSD (version pour le grand public) – Mal de l'altitude (en italien)
- ISS EpiCentro – Rayons ultraviolets (en italien)
- Meteo.it – Glossaire : gradient thermique vertical (en italien)